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J’ai l’impression que la perte de cheveux féminine devient de plus en plus fréquente, même si on estime qu’environ 16% de la population souffre dalopécie sous une forme ou une autre. Même si les femmes sont moins touchées que les hommes, il est souvent plus difficile de faire face à la perte de cheveux pour les femmes compte tenu qu’il y a une autre acceptation sociale de la perte de cheveux chez les hommes. Une belle chevelure est étroitement associée avec la fémininité et perdre ses cheveux entraine souvent un isolement social, une perte de confiance en soi voire une dépression.

Mon histoire

Personnellement j’ai commencé à perdre mes cheveux dans la vingtaine suite à l’arrêt de la prise d’une pilule contraceptive très forte (Diane 35). Je ne me suis pas rendu compte toute de suite mais petit à petit mes cheveux, qui sont déjà très fins à la base, ont commencé à se casser et devenir de plus en plus fragiles. Au début j’ai eu recours aux produits standards du marché : minoxidil et pilule contraceptive anti androgénique mais avec le temps j’ai compris que ces traitements ne sont non seulement très toxiques mais en plus ils ne traitent surtout pas la cause réelle de votre perte de cheveux ils les masquent au mieux avec souvent des effets secondaires en plus. 

Les cheveux :

Le cycle capillaire est constitué des quatre phases : phase anagène pendant laquelle le cheveu pousse, la phase de transformation catagène pendant laquelle le follicule se décompose, la phase télogène pendant laquelle le follicule pileux se rétracte, s’encapsule et la tige du cheveu se déracine et tombe, et la phase repos qui dure entre 6 et 7 mois et après laquelle un nouveau follicule est activé. 

La nutrition

Il est facile de se rendre compte de l’importance de la nutrition quand on regarde la composition de nos cheveux. Le cheveu est recouvert d’une pellicule acide et est constitué de 97% de protéines. Ils contiennent tous des vitamines et minéraux dont l’organisme a besoin pour rester en bonne santé, ce pourqoui une analyse de cheveux peut relever des carences éventuelles. Les cheveux sont ainsi nourris de l’intérieur par des vitamines, minéraux, antioxydants et par l’oxygène. 

Les causes

La perte de cheveux a plusieurs causes et noms différents : alopécie areata, alopécie androgénique, effluvium télogène, perte de cheveux post partum etc mais en général on parle des quatre types majeurs différents de perte de cheveux :

• Problèmes thyroïdiens : la glande thyroïdienne a la forme d’un papillon et est située à la base du cou. Elle produit des hormones thyroïdiennes qui ont de nombreuses fonctions dans le corps et régule notre métabolisme. Le bon fonctionnement et la bonne dose d’hormones thyroïdiens est un élément clé pour être en bonne santé. Quand la glande marche au ralenti certains fonctions non essentielles comme la croissance des cheveux diminue.

• Alopécie androgénique : c’est la cause la plus fréquent de perte de cheveux à la fois chez l’homme et chez la femme. Elle se caractérise par un cheveu clairsemé au fur et à mesure sans une perte totale. Chez la femme elle est souvent plus diffuse et plus progressive. Cette pathologie peut être lié au syndrome des ovaires polykystiques SOPK. Cette perte est dû à une sensibilité ou une surproduction des hormones androgènes produites par les ovaires et les glandes surrénales ou plutôt la DHT qui est un métabolite de testostérone ou simplement dit, la forme de testostérone la plus puissante. La testostérone est convertie en DHT par une enzyme appelée 5a-réductase. Cette sensibilité ou surproduction peut aussi stimuler la sécrétion de sébum et rendre à la fois la peau et le cuir chevelu très gras mais pas nécessairement.
• Chute des cheveux à cause des toxines : les cheveux sont très sensibles aux toxines et dans mon expérience les personnes qui ont une prédisposition génétique à perdre leurs cheveux sont plus sensibles aux toxines. L’enzyme qui metabolise la testostérone, la 5-alpha réductase, semble stimulée par les métaux lourds selon certaines études.
• Alopécie d’origine autoimmune : l’alopécie areata ou unversalis se caractérise par une perte de cheveux par zone (areata) ou totale (unversalis) qui est dûe à une surchauffe du système immunitaire.

Mais chaque type de perte de cheveux peut avoir plusieurs causes différentes : cela dépend de plusieurs facteurs tels que la santé individuelle, le statut nutritionnel, la génétique, l’exposition aux toxines, une mauvaise circulation sanguineun côlon irritable, le surentrainement physique, la sous-alimentation, le niveau de stress…pour n’en mentionner que quelques-uns. MAIS il y a une chose que toutes ces formes de perte de cheveux ont en commun : l’inflammation chronique de bas grade. L’inflammation ouvre également la voie au déséquilibre hormonal qui est un autre facteur clé dans la perte de cheveux. La diminution de l’inflammation de bas grade est donc clé.

Une alimentation et un mode de vie anti inflammatoire :

• Une alimentation anti inflammatoire de type paleo avec pleins de fruits et légumes, de bonnes protéines et des bonnes graisses pour soutenir l’équilibre hormonal. Evitez l’alcool, les sucres raffinés et artificiels, les graisses trans, le gluten. Favorisez les aliments riches en cystéine tels que les œufs, l’ail, la volaille, les avocats et la biotine (œuf, foie, noix et lait cru), l’iode (sel de l’Himalaya, algues et poisson) ainsi qu’une hydratation suffisante (min. 0,03 x poids corporel + électrolytes en équilibre afin de prévenir l’acidification).
• Assurez vous de consommer assez de protéines : ce macro nutriment est essentiel pour plusieurs raisons mais notamment pour notre chevelure car notre cheveu est composé d’une proteine appelée kératine. Sans les apports alimentaires de protéine, ou une bonne digestion pour bien assimiler les protéines notre chevelure va forcément souffrir.
• Une gestion du stress efficace : l’équilibre hormonal commence par la glande surrénale en bonne santé car le stress continu impact négativement cette glande et peut à long terme augmenter la résistance au cortisol, la résistance à l’insuline, l’hypothyroïdie et donne un risque accru de syndrome pré menstruel, menstruations anovulaires chez la femme et troubles ménopausique prématurés.
• Evitez les toxines : le cheveu est très sensibles aux toxines donc évitez le plus possible les produits chimiques chez vous, à votre lieu de travail, dans votre alimentation et sur votre peau.
• Détoxification par le foie : un foie en bonne santé est clé pour être en bonne santé, pour diminuer l’inflammation chronique et pour l’équilibre hormonal. Une bonne hygiène de vie est déjà très efficace mais il y a aussi beaucoup d’herbes et de compléments alimentaires qu’on peut prendre afin de booster le fonctionnement hépatique.
• Favoriser la circulation sanguine dans le cuir chevelubrosser les cheveux tous les jours, douches froides, massage du crâne, respiration diaphragmatique et exercice quotidien dans la nature.
• Autres conseils : optez pour un shampooing naturel, sans parabènes et autres produits chimiques

Si vous voulez de l’aide pour identifier la cause de votre chute de cheveux et vous faire un programme dédié, n’hésitez pas à prendre rdv avec moi.

Comme on le dit, l’alopécie n’est pas une maladie potentiellement mortelle mais une maladie qui change la vie. Soyez sûr en tout cas que la beauté n’est pas dans vos cheveux, la beauté viens de l’intérieur !

 

Réferences

Patel KV, Farrant P, Sanderson JD, Irving PM. Hair loss in patients with inflammatory bowel disease. Inflamm Bowel Dis. 2013;19(8):1753-1763. doi:10.1097/MIB.0b013e31828132de

Gowda D, Premalatha V, Imtiyaz DB. Prevalence of Nutritional Deficiencies in Hair Loss among Indian Participants: Results of a Cross-sectional Study. Int J Trichology. 2017;9(3):101-104. doi:10.4103/ijt.ijt_48_16

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