Le stress est la maladie du XXIè siècle. Les mécanismes biologiques que nous avons pour faire face au stress sont construits pour une activation ponctuelle où le combat et l’évasion deviennent ce pour quoi le corps se prépare. Cependant, la société et la vie professionnelle d’aujourd’hui signifient pour un très grand nombre d’entre nous une activation chronique du stress avec pour résultat une inflammation chronique et une santé digestive altérée. Mais le stress n’est pas toujours quelque chose de négatif : il est bon, voire vital, d’avoir une réponse de stress ponctuel lorsque notre environnement nous soumet à un danger ou à un risque. Quand nous parlons de stress destructif, celui qui affecte négativement la santé, il s’agit du stress chronique  qui affecte notre mental et notre corps tout entier.

La gestion du stress comporte de nombreux avantages pour la santé. Nous allons voir comment la méditation est, à mon avis, le moyen le plus efficace de commencer. Mais revenons d’abord à la science. Comment agit le stress sur nous ? Le premier effet du stress sur notre organisme est une augmentation anormale de la perméabilité du tractus intestinal : dite « hyperperméabilité intestinale ». C’est-à-dire que l’intestin commence à se dégrader (il devient perméable et laisse passer des nutriments/des toxines/des bactéries qui devraient rester dans l’intestin) quand vous êtes chroniquement stressé. L’intestin réagit au stress chronique de la façon suivante : changements de la sécrétion d’acide gastrique, modification du péristaltisme intestinal (mouvements intestinaux) et altération de la barrière intestinale/bol alimentaire. Ce dernier point est un des rôles essentiels de la muqueuse intestinale qui, en équilibre avec la flore microbienne intestinale normale, permet de filtrer les bonnes et les mauvaises substances vues précédemment. En effet, la composition de la flore intestinale peut être affectée par le stress, comme cela a été prouvé dans plusieurs études.

 La connexion entre le cerveau et l’intestin

La régulation de toutes les fonctions du tube digestif par le cerveau n’est pas encore entièrement comprise. Mais on sait qu’il existe deux centres nerveux principaux dans l’intestin appelés Auerbach et le plexus de Meissner. Ceux-ci forment des réseaux de fibres nerveuses et de neurones qui entrent directement en contact avec le cerveau à travers les nerfs et via les hormones et les neurotransmetteurs. Il suffit effectivement de constater les effets délétères sur la digestion lorsque nous sommes stressés…

Comment commencer avec la médiation :

La méditation n’est pas difficile. N’importe qui peut commencer la méditation directement et ainsi profiter assez rapidement d’une diminution de son stress, d’une meilleure concentration et d’une présence accrue. La méditation est la base de l’entraînement mental et pour beaucoup cette routine quotidienne est suffisante. Voici un certain nombre de possibilités différentes. Si vous êtes un(e) débutant(e), vous pouvez choisir la médiation guidée mais si vous avez l’habitude vous pouvez suivre votre propre méditation silencieuse.  

Outils pour commencer:

6 conseils pour créer une routine de méditation :

  1. Méditez le matin : ce que je recommande est de vous réveiller 5 à 10 minutes plus tôt pour commencer la journée par une petite séance de méditation. Au réveil, les capacités cérébrales (notamment la concentration) ne sont pas encore optimales : c’est justement le moment idéal pour débuter la méditation. Celle-ci vous donnera un ton harmonieux pour la journée et améliorera votre capacité de concentration dans la journée.
  2. Fixez la durée de méditation que vous voulez garder pour vos séances matinales (par exemple 5 à 10 minutes). L’idée étant de former une nouvelle habitude car rompre ce rythme régulier, favorisera une transgression plus facile des autres règles ultérieures. La rigueur est en effet un élément indispensable pour pouvoir garder un rythme régulier.
  3. Éteignez votre téléphone et si jamais il y a des bruits pendant la méditation laissez les devenir un point sur lequel vous pouvez fixer votre attention et non pas quelque chose qui vous dérange. Faites attention à ces bruits sans leur donner de sens ou d’importance.
  4. Position et respiration: vous pouvez méditer dans votre lit, assis sur une chaise ou à même le sol. En réalité votre position importe peu. Une fois dans la bonne position, commencez à observer votre respiration. Remarquez comment le corps se remplit et se vide d’oxygène.
  5. Pensées: il est presque impossible d’éviter complètement les pensées qui émergent pendant la méditation. Cela fait partie de la méditation, il ne s’agit pas d’un échec. Apprenez au fur et à mesure à les accepter mais évitez de vous y accrocher afin de pouvoir revenir à votre respiration. Au fil du temps, vous serez plus en mesure de vous concentrer.
  6. Journal: tenez un journal de vos méditations et notez vos progrès.

 

 

 

 

 

 

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