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Je suis passionnée d’endocrinologie…..surtout depuis que les troubles hormonaux ont perturbé ma vie ! Un déséquilibre hormonal qui me touche plus particulièrement est le Syndrôme des Ovaires Poly Kystiques (SOPK), qui est la pathologie endocrinienne la plus fréquente de la femme en période d’activité génitale et la première cause de l’infertilité féminine. On estime qu’entre 5 et 10% de la population féminine est touchée.

Le SOPK n’est pas vraiment une pathologie en soit mais plutôt un ensemble de symptômes très variés. Dans la médecine conventionnelle, le diagnostic se définit par la présence d’au moins 2 des symptômes suivants:

  • L’anovulation, la dysovulation ou l’aménorrhée qui se traduit par des cycles irréguliers, longs ou complétement absents;
  • Une hyperandrogènie ou une sensibilité aux hormones androgènes qui se traduit par une hyperpilosité (hirsutisme), de l’acné et une chute de cheveux (alopécie).
  • La présence d’ovaires polykystiques

Ces symptômes sont extrêmement difficiles à vivre et beaucoup de femmes souffrant de SOPK sont déprimées et finissent par s’isoler ce qui entraine un cercle vicieux. On ne sait pas à ce jour pourquoi certains femmes présentent ces symptômes mais il y existe une susceptibilité génétique. Le premier traitement en France est la pilule contraceptive anti androgènique telle que Diane35 ou Androcur combinées avec des œstrogène et d’autres anti androgènes comme aldactone/spironolactone. Des traitement hormonaux ultra lourds qui ne traitent pas la CAUSE mais plutôt les symptômes et qui donnent des effets secondaires dangereux. Chez les femmes, comme moi même, qui ont une hypersensibilité aux hormones mâles (nul n’est besoin d’avoir une surdosage en testostérone dans le sang…), ou plutôt comme je pense, une inflammation des récepteurs hormonaux mâles, un médicament anti androgène peut provoquer une prise de poids rapide car la testostérone joue un rôle dans le métabolisme de la graisse et dans le maintien de la masse musculaire.

…..et si on essayait de trouver la cause de ce syndrome ?!

Chez les femmes, la testostérone est produite essentiellement par nos ovaires et en moindre quantité par les glandes surrénales. Les femmes ont environ 10% du niveau de concentration en téstostérone masculine. La testostérone est primordiale pour la densité osseuse, le maintien de notre masse musculaire, notre capacité à brûler les graisses, hydrate notre peau et nous donne notre désir sexuel. La testostérone est au plus haut niveau pendant et après la puberté puis diminue ensuite avec l’age. La testostérone fait donc partie de notre homéostasie hormonale naturelle, or nos ovaires/nos surrénales ne commencent pas à produire les hormones androgènes (testostérone, DHEA et Androstérone) en excès par hasard : cela est dû à un déséquilibre dans le corps. Comme indiqué plus haut le SOPK n’est pas une pathologie en soit mais plutôt un ensemble de symptômes qui peuvent avoir des causes différentes. Pour moi il existe deux types principaux de SOPK.

  • SOPK provoqué par une résistance à l’insuline: cette catégorie est la plus répandue et est caractérisée par une prise de poids, des problèmes métaboliques et de l’acné, hirsutisme ou une perte de cheveux. C’est quoi une résistance à l’insuline ?… et bien quand les cellules du foie et des muscles ne répondent plus correctement à l’insuline, celle-ci et le taux sucre restent en excès dans le sang, ce qui provoque une inflammation et un stockage de graisse. Ces taux élevés chroniques d’insuline stimulent les ovaires dans leur production de testostérone. Mais les femmes de cette catégorie produisent non seulement trop de testostérone mais également trop d’oestrogènes perturbant ainsi le fragile équilibre entre oestrogènes et progestérone avec des symptômes résultants tels que maux de tête, rétention d’eau, endiométriose, règles abondantes et seins gonflés et tendus.
  • SOPK provoqué par une inflammation due à un intestin perméable (origines auto immunes), un problème de thyroïde (les ovaires ont besoin de l’hormone T3), une déficience nutritionnelle (notamment au zinc et à l’iode), une intolérance au gluten ou à la caséine ou une surexposition aux toxines. Ces dernières sont des puissantes perturbateurs endocriniens et empêchent l’ovulation, perturbent les récepteurs hormonaux et stimulent les androgènes surrénaliens. Les femmes qui souffrent de cette forme de SOPK ne sont pas nécessairement obèses et elles peuvent même être très minces. Au contraire du premier cas, ces femmes ont souvent un taux d’œstrogène en dessous de la normale, ce qui les empêche d’ovuler et de produire de la progestérone.

Ces deux catégories sont quelques part une simplification du problème car il y a probablement des cas frontières avec des mécanismes mixtes. Il y a clairement une susceptibilité génétique dans ces causes car certaines femmes peuvent manger beaucoup de sucre ou avoir une inflammation dans le corps sans pour autant avoir un diabète ou les symptômes du SOPK.

Mais ne perdez surtout pas l’espoir, il y existe une solution naturelle à vos maux qui peut donner des résultats au bout de quelques mois.

Comment traiter ces causes?

Plusieurs études montrent que la nourriture et le mode de vie jouent un rôle clé dans le développement du SOPK. Selon votre type de SOPK il est peut-être plus important de cibler un ou deux points mais dans mon expérience, ils sont tous importants. Voici mes conseils :

  • Stabilisez votre taux de sucre dans le sang : la stabilisation de l’insuline est un élément essentiel pour un bon équilibre hormonal.
  • Réduire l’inflammation en éliminant tous les aliments pro inflammatoires tels que le lactose, le gluten et le sucre (PALEO).
  • Osez la graisse (l’huile de coco, l’huile d’avocat, les graisses animales tels que le lard, la graisse de canard, ,mais aussi l’huile d’olive et le ghee): nos hormones sexuelles sont constituées de cholestérol et de protéines. Si vous ne mangez pas assez de bonnes graisses, votre corps sera incapable d’en produire. Quand j’étais plus jeune, beaucoup de médecins me félicitaient sur mes taux très bas de LDL….la vérité est que ce n’est pas très bon d’avoir des taux de cholestérol bas.
  • Faites une DETOX: les femmes souffrant de SOPK sont souvent plus sensibles aux perturbateurs endocriniens tels que les plastiques, les produits de maquillage riches en métaux lourds, etc. Comme si ce n’était pas assez, les femmes souffrant de troubles hormonaux et plus précisément SOPK, éliminent mal leurs toxines ! Comment faire ? Et bien, mise à part le Paléo, évitez le tabac, l’alcool en excès, trop de produits chimiques et toxiques à la fois au niveau du corps et des produits d’entretien de la maison.
  • Faites attention aux phytoœstrogènes comme le soja qui a un effet anti œstrogénique (surtout vrai chez les femmes qui ont des taux bas d’œstrogènes). Le simple fait que nous souffrant de SOPK nous rend plus sensibles à ce type d’aliments. Moi par exemple je ressens des effets délétères dès que je mange des aliments phytooestrogèniques.
  • Favorisez une nourriture dense en nutriments tels que les abats (véritables bombes en vitamines et minéraux et notamment le fer et la vitamine A), les poisson gras (pleins d’Omega 3 -effet anti inflammatoire- et qui contient de la vitamine D -importante pour la production des hormones sexuelles), des avocats (pour les bonnes graisses), des fruits de mer (pour le zinc et l’iode).
  • Exercez une activité physique 3 à 5 fois par semaine ce qui améliore, entre autre, la sensibilité à l’insuline et le processus de détoxification.
  • Travaillez sur vos niveaux de stress. Rappelez vous que le stress chronique fait monter notre taux de cortisol, une autre hormone clé : quand le corps est tout le temps stressé, il se met à produire du cortisol au lieu de progestérone et en conséquence la testostérone augmente.
  • Diminuez votre consommation de café (QUOI!???? pas ça aussi) car le café à un effet à la fois sur notre taux de sucre et donc l’insuline mais également sur le cortisol et représente donc un stress pour notre corps. Si vous voulez continuer à consommer du café, essayez plutôt de ne pas le boire après 11H du matin afin de pas déranger votre cycle circadien.

Il y a une myriade de compléments alimentaires sur le marché et quand on n’est pas bien on se laisse facilement séduire par les promesses. Mon conseil est de commencer d’abord avec les changements ci-dessus et si jamais vous optez pour des compléments alimentaires, faites d’abord une prise de sang pour savoir lesquels il faut prendre (et contactez moi pour plus d’informations:-).

 

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